Prévention et contrôle des infections

Les infections nosocomiales : le nerf de la guerre dans les établissements de santé, une priorité pour nous

Les infections nosocomiales sont le nerf de la guerre de tout établissement de santé, ici, comme ailleurs, microbiologistes, infectiologues et infirmières en prévention et contrôle des infections (PCI) sont à pied d’œuvre pour en limiter la propagation. « Dans les établissements de santé québécois, on évalue qu’entre 80 000 et 90 000 personnes sont atteintes d’une infection nosocomiale, ce qui correspond à 10 % des admissions. »1 Ce qu’il faut comprendre aussi lorsqu’on parle de ce type d’infection, c’est qu’elles sont acquises une fois le patient admis dans un établissement de santé, c’est pourquoi elles sont aussi appelées infections hospitalières, car elles se développent dans les 48 heures suivant l’admission d’un patient.

MAIS QUELLE EST L'ORIGINE DE CES INFECTIONS PERSISTANTES?

Le milieu hospitalier, par exemple, réunit toutes les conditions pour qu’il y ait développement de ces infections, c’est pourquoi il doit assurer une vigie constante et ne jamais baisser la garde. De fait, les patients admis à l’hôpital présentent des états de santé vulnérables les exposant au risque de contracter des infections. Le seul fait pour un patient de prendre un antibiotique fragilise ses défenses immunitaires, d’autant plus s’il a dû être astreint à des traitements antibiotiques répétitifs par le passé et qu’il fait face à des bactéries ayant développé une résistance.


LES BACTÉRIES LES PLUS CONNUES

Parmi les bactéries les plus connues dites résistantes, l’on retrouve :

- Le C. difficile (clostridium difficile). Consultez le dépliant émis par le Ministère de la Santé et des Services sociaux

- Les ERV (entérocoques résistants à la vancomycine).

- Les SARM (staphylococcus aureus résistant à la méthicilline).

Ce sont elles dont on entend le plus souvent parler. Elles sont capables de survivre en milieu hostile et de développer de multiples résistances aux antibiotiques les plus utilisés. Les nouveau-nés, les prématurés et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.


COMMENT SE CONTRATENT-ELLES? OÙ SE TROUVENT-ELLES?

Les germes se retrouvent partout : sur les poignées de porte, sur les cabarets, les interrupteurs, les sonnettes de chambre, les tables de nuit, les comptoirs, les côtés de lit, les appareils médicaux, etc., même dans l’air. Penser éradiquer complètement les infections nosocomiales relève de l’utopie; par contre, tous les efforts doivent être déployés pour limiter leur multiplication, leur propagation et tenter de les contrôler. Et, c’est l’affaire de tous !


1 MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX. « Le Québec et les infections nosocomiales », [En ligne], date non connue, www.msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sante/nosocomiales/, (Page consultée le 6 mars 2013).

Trouver un service

Carte du réseau de la montérégie 

Voir la
carte

Carte du réseau de la montérégie 

Voir la
carte

Appelez info-santé