Historique

Les premiers hôpitaux de Sorel : pour les Loyalistes et les militaires allemands

La première mention d’hôpital à Sorel remonte à l’année 1778 alors qu’un établissement est construit pour accueillir les Loyalistes fuyant la Révolution américaine. Quelques années plus tard, les archives révèlent qu’un hôpital militaire allemand était situé à la pointe de Saint-Joseph, sur la rive gauche du Richelieu, afin d’héberger les mercenaires venus se battre aux côtés des Anglais lors de la Révolution américaine.

Au début du 18e siècle, il y avait quelques médecins à Sorel puisque le docteur Wolfred Nelson, chef patriote de 1837-38, fit ses études de médecine à cette époque avec le docteur Carter aux casernes de Sorel.


L’Hôpital Général de Sorel

Le premier grand hôpital de notre région fut l’Hôpital Général de Sorel, rue George, établi à l’automne 1862 grâce aux efforts des curés Limoges et Millier et administré par les Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe, appelées « Sœurs Grises ».

L’établissement appartenait à une corporation, composée du curé, du marguillier en charge et de deux notables de la ville, et bénéficia dès les débuts du profit des bazars organisés régulièrement par les Sorelois. En 1895, un orphelinat fut construit à côté de l’hôpital pour répondre aux besoins de la population; un passage couvert surélevé reliait les deux édifices.

Au début des années 1940, l’hôpital est devenu trop exigu et tombe en ruines. En avril 1946, les travaux d’excavation commencèrent pour ériger l’Hôpital Général actuel. Celui-ci fut reconnu en 1961 comme hôpital pour malades chroniques. Quant à l’orphelinat, il fut démoli en 1977 emportant avec lui des souvenirs plus ou moins heureux.

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Le début du 20e siècle et l’épidémie de grippe espagnole

Dans les premières années du 20e siècle, la ville était desservie par huit médecins. Cette époque fut cruellement marquée par la mémorable épidémie de grippe espagnole qui fit des millions de morts à travers le monde. À Sorel, il y eut également de nombreuses victimes et la maison Austin, au coin des rues de Ramezay et Provost fut utilisée comme hôpital pour isoler les malades contagieux.


L’Unité sanitaire et l’Hôpital Richelieu du docteur Robert Fiset

Avec le formidable marché de l’emploi créé par la Seconde Guerre mondiale, il y eut une augmentation rapide et importante de la population avec l’afflux de travailleurs de l’extérieur. Tous les services aux citoyens furent multipliés pour améliorer leur qualité de vie, et la décennie 1940 vit naître successivement une unité sanitaire et deux nouveaux hôpitaux.

En février 1940, le gouvernement établit l’Unité sanitaire du comté de Richelieu, sur la rue du Roi, afin de combattre les deux fléaux de l’époque, soit la mortalité infantile et la tuberculose.

À la même époque de l’autre côté du carré Royal, l’Hôpital Richelieu, situé rue du Prince à côté du presbytère anglican, voyait le jour. C’est en janvier 1940 que le docteur Robert Fiset, médecin-chirurgien originaire de Québec, se porta acquéreur de la demeure où avait habité pendant quarante ans un des grands médecins de Sorel, le docteur Edmond-Hector Provost.

Le docteur Fiset forma avec le docteur Gaston Caisse une société connue sous la raison sociale de Hôpital Richelieu et l’édifice fut agrandi. Cinq ans plus tard, le docteur Fiset devint le seul propriétaire et, en 1956, pour répondre aux besoins croissants de la population, on ajouta 26 lits supplémentaires, de nouveaux services de radiologie, deux salles d’opération pour chirurgie et maternité et un laboratoire moderne.

En 1961, l’Hôpital Richelieu passa de l’administration privée au système public. Le docteur Fiset, qui fut également maire de Sorel de 1956 à 1964, assura désormais le Service de chirurgie. En 1991, l’hôpital, consacré depuis 1970 aux soins prolongés, fut re-localisé à l’école Madeleine-T.-Cournoyer et, depuis 1993, la maison est devenue la Résidence du Parc pour personnes retraitées.

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L’Hôtel-Dieu de Sorel

Le deuxième hôpital fondé durant la période de la Seconde Guerre mondiale fut l’Hôtel-Dieu de Sorel, qui reste actuellement le grand hôpital de la région.

Dès le printemps 1944, des démarches furent entreprises par le ministre Arthur Cardin et les industriels Ludger Simard, J.-Édouard Simard et Lucien Lachapelle qui intéressèrent à la cause le premier ministre de la province de Québec, Maurice Duplessis, et qui après de nombreux contacts finirent par trouver une communauté religieuse au Nouveau-Brunswick prête à assumer le bon fonctionnement de l’hôpital.

En octobre 1944, sœur Léa Audet des révérendes Sœurs Hospitalières de Saint-Joseph arriva à Sorel pour prendre la direction du nouvel établissement, dont la construction commença en novembre selon les plans de l’architecte réputé Ernest Cormier.

Le 4 juin 1948, l’hôpital accueillait sa première patiente, madame Fernande Guay (madame Joffre Mineau), qui donna naissance à une petite fille du nom de Gisèle. Le premier garçon né à l'Hôtel-Dieu fut Simon Grondin, fils du docteur Léon Grondin.

Monsieur Roger Lussier fut le premier président laïc du conseil d’administration au début des années 60. Il a notamment obtenu du gouvernement de Jean Lesage l'agrandissement de l'hôpital et la construction de l'école des infirmières Madeleine T. Cournoyer, en mémoire de l’épouse de monsieur Gérard Cournoyer, ministre dans le cabinet de Jean Lesage.

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Laïcisation des soins de santé et établissement des CLSC

L’instauration par le cabinet du premier ministre Jean Lesage de la Régie de l’assurance durant les années 1960, l’époque de la Révolution tranquille, amena de profonds changements dans la société québécoise dont la laïcisation des établissements de soins de santé. Le Parlement adopte la Loi sur la Régie de l'assurance-maladie du Québec en 1969, et le régime universel d'assurance-maladie entre en vigueur en 1970. Désormais, les soins étaient gratuits pour tous.

En 1971, les centres locaux de services communautaires furent implantés dans la province de Québec. Dans les centres urbains, plusieurs médecins se regroupèrent en poly-cliniques. À Sorel, les docteurs Couillard, Dupré et Lamonde unirent leurs services dans un centre médical avec des services de pharmacie.

En avril 1985, le CLSC du Havre a ouvert ses portes, au 201, du Havre. Il fut ensuite transféré au pavillon Madeleine-T.-Cournoyer de l’Hôtel-Dieu, en septembre 2000.

Le CLSC avait pour mission, par une approche globale, multidisciplinaire et communautaire, d’améliorer l’état de santé et de bien-être des individus de la communauté. Il avait également pour objectif de rendre plus responsables les individus et leurs proches dans la prise en charge de leur santé et de leur bien-être. C’était au CLSC qu’incombait la responsabilité des services courants et des programmes spécifiques axés principalement sur la prévention.

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Fusion des établissements de santé

La loi 25, adoptée en décembre 2003, propose une modification en profondeur des établissements de santé existants. Dans le Bas-Richelieu, l’application de la loi provoque la fusion des trois établissements publics de santé, le 8 juillet 2004 : les CHSLD du Bas-Richelieu, l’Hôtel-Dieu de Sorel et le CLSC du Havre. Le nouvel établissement, le Centre de santé et de services sociaux de Sorel-Tracy (CSSS de Sorel-Tracy), intègre les activités des trois missions et organise les services de santé et les services sociaux sur le territoire de la MRC du Bas-Richelieu, et ce, en collaboration avec les divers partenaires locaux et régionaux impliqués.

À l'automne 2008, trois des cinq établissements de santé du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Sorel-Tracy ont changé de dénominations. Le Centre de santé et les services sociaux de Sorel-Tracy est devenu le Centre de santé et de services sociaux Pierre-De Saurel en l’honneur du fondateur de Saurel et de la vocation navale de la région. L’Hôpital général, situé au 151, rue George, est devenu le Centre d’hébergement Élisabeth-Lafrance, en l’honneur de cette première supérieure de la congrégation des Sœurs Grises de Saint-Hyacinthe et directrice du premier grand hôpital de la région de Sorel, en 1862. Finalement, le CLSC du Havre, situé sur la rue Ferland, porte désormais le nom de Centre local de services communautaires (CLSC) Gaston-Bélanger. Décédé subitement en 2004, M. Bélanger a été membre du conseil d’administration provisoire et du comité de promotion qui a fourni un effort considérable pour installer le CLSC dans une période où la région traversait un moment tragique de son histoire avec des mises à pied massives dans les chantiers navals.

Services offerts au CSSS Pierre-De Saurel

Le Centre de santé et de services sociaux Pierre-De Saurel est responsable d’offrir à la population qu’il dessert des services généraux, notamment des services de prévention, d’évaluation, de diagnostic et de traitement ainsi que de réadaptation, de soutien et d’hébergement et des services spécialisés et surspécialisés lorsque ceux-ci sont disponibles. Le Centre est également responsable de la coordination des services requis pour la population du territoire du Bas-Richelieu.

Le CSSS compte environ 1 500 employés, dont près de 50 cadres. Quelque 75 médecins exercent également dans ses différentes installations. Le CSSS Pierre-De Saurel est devenu l’un des employeurs importants de la région du Bas-Richelieu.

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