Facile à identifier par son feuillage très dentelé semblable à celui de la carotte et à ses épis jaunâtres remplis de pollen, l’herbe à poux se retrouve surtout sur des sols à nu et où les autres plantes ont de la difficulté à survivre : bords de routes et de trottoirs, terrains industriels et vacants, etc. Les terrains résidentiels aménagés et entretenus comportent rarement de l’herbe à poux, et puisque le soleil lui est indispensable, l’herbe à poux est absente des boisés.
Toutefois, cette plante indésirable peut réussir à s’implanter s’il y a peu de végétation, lorsqu’il y a un piétinement intense ou lors de l’utilisation de nouvelle terre contenant des graines d’herbe à poux. La Montérégie est l’une des régions du Québec où l’herbe à poux est abondante.
L’herbe à poux émet son pollen de la fin juillet aux premières gelées. Ce pollen est reconnu comme l’un des plus allergènes. Il suffit d’un nombre infime de grains de pollen par mètre cube d’air pour déclencher une réaction allergique. Le pollen de l’herbe à poux se propage dans l’air sous la forme d’une fine poussière microscopique durant la période de pollinisation (libération de pollen). Les personnes allergiques développent des symptômes en respirant les grains de pollen transportés par le vent.
Le nombre de Québécois souffrant d’allergies respiratoires saisonnières est en hausse. Un Montérégien sur cinq, âgé de cinq ans et plus, présente des réactions allergiques à ce pollen, communément nommé « rhume des foins », allergies saisonnières ou rhino-conjonctivite allergique. Même si l’allergie au pollen de l’herbe à poux ne met pas la vie en danger, elle est une cause d’ennuis et d’inconforts. L’allergie peut perturber le sommeil, la concentration, le rendement au travail et peut entraîner une aggravation de l’asthme.
Si l’on est allergique à l’herbe à poux, certaines mesures simples peuvent aider à en diminuer les effets :
Un contrôle exercé par l’ensemble de la communauté – citoyens, propriétaires de terrains et municipalités – peut avoir un impact significatif sur la quantité de pollen dans l’air. Il en va donc de la responsabilité de chaque Montérégien. Il est possible de contrôler cette plante sans avoir recours aux herbicides. L’herbe à poux s’arrache facilement et ne présente aucun danger lorsqu’on la touche (il ne s’agit pas d’herbe à la puce).
· Planter ou semer des espèces végétales bien adaptées aux caractéristiques du terrain et qui domineront progressivement l’herbe à poux.
· Recouvrir le sol de copeaux de bois ou de pierres de granit afin d’empêcher l’herbe à poux de s’enraciner.
· Étendre sur le sol une membrane géotextile qui empêchera toute plante de pousser.
Fiche synthèse - Agriculture et Agroalimentaire Canada
Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie
http://extranet.santemonteregie.qc.ca/hPoux_infPub_expopollen.html
http://extranet.santemonteregie.qc.ca/hPoux_infPub_changClimatique.html
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Page de la Table québécoise sur l’herbe à poux
Affiche pour différencier l’herbe à poux de l’herbe à la puce