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Les télésoins permettent une diminution importante du nombre d’hospitalisations et de visites à l’urgence

Châteauguay, le 14 juin 2012 – Une étude menée par Guy Paré et l’équipe de chercheurs de la Chaire de recherche du Canada en technologies de l’information dans le secteur de la santé des HEC Montréal démontre une diminution de 25 % du nombre de visites à l’urgence ainsi qu’une baisse de 61 % du nombre d’hospitalisations chez les patients ayant bénéficié du service de télésoins à domicile au CSSS Jardins-Roussillon.

Initiée dans le cadre d’un projet de déploiement des télésoins avec le CSSS Jardins-Roussillon, le RUIS de l’Université de Montréal, le ministère de la Santé et des Services sociaux et Inforoute Santé du Canada, ainsi qu’en partenariat avec Télus, cette étude effectuée auprès d’une cohorte de 95 patients atteints de maladies chroniques visait à analyser les impacts économiques des télésoins à domicile; une première au Canada. Réalisée en trois phases sur une période de 21 mois, l’étude consistait à faire la lumière sur les habitudes de consommation de soins des patients (visites à l’urgence, hospitalisations, soins à domicile, etc.) avant, pendant et après leur admission au service. Les pathologies observées étaient l’insuffisance cardiaque sévère, le diabète non contrôlé, la maladie pulmonaire obstructive chronique sévère et l’hypertension artérielle non contrôlée.
 
Somme toute, en plus des impacts directs sur la santé, la qualité de vie et le sentiment de sécurité des patients et de leur famille, cette étude a également permis de constater une diminution substantielle de la durée moyenne de séjour par hospitalisation, passant de 15,2 à 6,9 jours, à la suite du déploiement du dispositif technologique chez les usagers. Tout bien considéré, c’est une économie annuelle nette de 36 %, soit plus de 1368 $ par patient, qui a été rendue possible grâce au programme de télésoins à domicile en comparaison au modèle traditionnel de services.
 
« Nous sommes enchantés des résultats de cette étude », souligne Paul Moreau, directeur général du CSSS. « Dans un contexte où l’augmentation des besoins en soins à domicile, la pénurie de médecins de famille et le vieillissement de la population sont des réalités bien présentes, nous croyons sincèrement que la réalisation de notre mission repose en partie sur l’intégration des technologies informatiques dans nos méthodes de soins», ajoute-t-il.
 
Fait intéressant, les patients observés dans le cadre de cette étude, dont la moyenne d’âge est de 70 ans, ont démontré une attitude positive à l’égard de la technologie.
 
« Les questions étaient très simples, très faciles et nous aidaient beaucoup à comprendre », assure Bernadette Poissant, aidante naturelle. « Nous ne pouvons pas comparer à quel point nous étions insécures avant et comment nous sommes capable de fonctionner aujourd’hui », complète-t-elle.
 
À la lumière des bénéfices obtenus tant par les usagers et les professionnels que par le CSSS Jardins-Roussillon, les résultats de cette étude laissent présager un potentiel très intéressant de développement pour plusieurs clientèles (ex. : soins palliatifs). « Les télésoins s’inscrivent sans aucun doute dans les objectifs de développement et d’amélioration continue du CSSS Jardins-Roussillon et offrent une opportunité économique très intéressante pour le réseau de la santé », conclut M. Moreau.
 
Le projet pilote des télésoins à domicile a débuté en 2001 au CSSS Jardins-Roussillon avec la clinique de grossesse à risque élevée (GARE), grâce au soutien financier de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie.
À ce jour, plus de 2000 patientes à la clinique GARE et près de 1000 patients atteints de maladies chroniques ont bénéficié des services de télésoins à domicile, et ce, grâce à la collaboration entre l’équipe, constituée d’un infirmier conseil et de quelques cliniciens de suivis, les médecins généralistes et spécialistes et les partenaires du réseau local de services.
 
 

En résumé…

 

Qu’est-ce que le SCIAD?

Selon Mme Lucie Moisan, directrice des soins infirmiers et de la qualité, le SCIAD (Suivi clinique intelligent à domicile) est une méthode de soins qui fait appel à la technologie afin d’offrir des soins et des services à des patients à domicile. Le patient dispose d’un lien privilégié avec l’équipe traitante par l’intermédiaire d’un écran tactile ou de son propre ordinateur. Des protocoles cliniques informatisés permettent de poser des questions au patient sur son état de santé et le renseignent sur les moyens à prendre pour contrôler ses symptômes. Le patient apprend ainsi à mieux comprendre sa pathologie et à prendre les mesures qui s’imposent pour éviter une détérioration de son état général.
 

Quels types de pathologies sont, à ce jour, suivies par les télésoins à domicile?

  • Insuffisance cardiaque sévère
  • Hypertension non contrôlée
  • Diabète non contrôlé
  • Maladie pulmonaire obstructive chronique sévère (MPOC)
  • Soins palliatifs (à venir au cours des prochaines semaines)
  • Clinique GARE :
    • Diabète de grossesse
    • Hypertension pré et postnatal
 


Quel est le fonctionnement des télésoins à docimile?

Les télésoins sont offerts sur une base volontaire aux patients qui répondent à des critères précis d’admissibilité.
  • Les patients sont identifiés ou référés en fonction des critères d’admissibilités en cours.
  • Après avoir été admis sur les télésoins, l’usager est formé sur l’utilisation de la station-patient et des appareils de mesure (machine à pression, balance, thermomètre, etc.).
  • Grâce aux outils prêtés gratuitement par le CSSS, l’usager collecte ses informations et les transmet quotidiennement par l’intermédiaire de son ordinateur ou de la station-patient.
  • L’infirmière de suivi reçoit, analyse et traite quotidiennement les informations du patient.
  • En cas d’écarts, l’infirmière de suivi contacte le patient pour vérifier et prendre des informations sur son état de santé.
  • L’infirmière de suivi effectue un suivi avec le médecin. Celui-ci peut décider de l’intervention à préconiser en fonction de l’état de santé du patient.
  • Une action immédiate est possible et une nouvelle évaluation du patient pourra être effectuée la journée même ou le lendemain.
 
 
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Source : Direction générale - Communications

450 699-2425, poste 4067

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