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Accident vasculaire cérébral (AVC)

Qu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébral (AVC)?

Un AVC arrive quand le sang ne circule plus dans une partie du cerveau.
Le cerveau manque d’oxygène et des cellules sont détruites. 
Le corps peut perdre certaines fonctions.

Par exemple, un bras peut devenir faible. Vous pouvez avoir de la difficulté à parler.

Les deux types d’AVC

Il existe 2 types d’AVC.

  • AVC ischémique : un caillot bloque un vaisseau sanguin ou une artère du cerveau et empêche le sang de se rendre au cerveau.
  • AVC hémorragique : un vaisseau se brise et provoque un saignement dans le cerveau ou autour.

     

1 personne sur 4 subira un AVC au cours de sa vie.  
Au Québec, 20 000 personnes subissent un AVC chaque année!  
L’AVC est une urgence médicale, chaque minute compte!

 

 

Plus vous recevez une aide médicale rapidement, moins il y a de dommages. Il y a 1,9 million de cellules cérébrales qui meurent toutes les minutes après un AVC.

Environ 130 000 personnes au Québec vivent avec des séquelles physiques ou psychologiques après un AVC. 


Accident ischémique transitoire (AIT) ou mini-AVC sans séquelles

Un AIT est un mini-AVC sans dommages permanents. Le sang circule mal vers le cerveau pendant un court moment. Les signes durent peu de temps, souvent moins de 60 minutes,
et disparaissent en moins de 24 heures.

Un AIT est une urgence médicale, il faut appeler le 911.


Signes et symptômes

Différents signes peuvent apparaitre lors d’un AVC ou d’un AIT.

Le mot VITE est un moyen facile de reconnaitre un AIT ou un AVC.

 

Autres signes à surveiller

Certains signes sont moins courants et peuvent passer inaperçus. Ces signes peuvent arriver d’un seul coup.

Appelez le 911 si vous avez un de ces signes.

  • Perte soudaine de la vue ou vision double ou floue
  • Mal de tête intense et soudain
  • Étourdissements ou perte d’équilibre
  • Engourdissement d’un côté du corps

À consulter : 

 

À faire 
  • Appelez le 911 immédiatement.
  • Faites-le même si les signes disparaissent.

À ne pas faire 
  • Ne vous allongez pas pour vous reposer.
  • N’attendez pas que les signes passent.
  • N’attendez pas d’avoir mal.

Complications de l’AVC 

La principale complication est d’avoir un nouvel accident vasculaire cérébral (AVC).

Les séquelles d’un AVC peuvent être plus ou moins graves. Elles dépendent :

  • du type d’AVC;
  • de l’endroit du cerveau touché;
  • de l’importance des dommages sur le corps;
  • de la rapidité de la prise en charge médicale et la réadaptation
Mouvement

Vous pouvez avoir moins de force. Un côté du corps peut être paralysé. Vous pouvez avoir des tremblements. Le risque de chute peut augmenter.

Parole et mémoire

Vous pouvez avoir de la difficulté à parler. Vous pouvez avoir de la difficulté à comprendre. La mémoire peut être touchée.

Vision et émotions

La vision peut changer. Vous pouvez vous sentir triste ou anxieux.

Autonomie

Vous pouvez perdre de l’autonomie. Vous pouvez être plus fatigué. Certaines personnes ont des pertes d’urine.


Prévention de l’AVC 

Connaitre ou vérifier son risque d’AVC

Consultez votre médecin de famille ou un professionnel de la santé pour faire évaluer votre risque d’AVC ou prenez rendez-vous sur :

En attendant une consultation avec un médecin ou un autre professionnel de la santé, vous pouvez utiliser un outil en ligne pour estimer votre risque.

Réduire votre risque

Certains gestes réduisent votre risque d’AVC. Faites des changements simples chaque jour.

  • Mangez des aliments sains
  • Bougez chaque jour
  • Dormez assez
  • Gérez votre stress
  • Limitez l’alcool
  • Arrêtez de fumer
  • Prenez vos médicaments

Maladies liées au risque d’AVC

Certaines maladies augmentent beaucoup le risque d’AVC.
Parlez-en avec un professionnel de la santé.

Pression artérielle élevée - Hypertension artérielle 

L’hypertension artérielle est une pression trop forte dans les artères. On parle d’hypertension si la tension artérielle est constamment supérieure ou égale à 130/80 mm Hg. La pression du sang sur les artères augmente la charge de travail du cœur. Avec le temps, cela abîme les parois des artères.

En plus de votre médecin, ces ressources peuvent vous aider à mieux contrôler votre pression artérielle :

Vous pouvez également demander une consultation avec une nutritionniste ; certains centres offrent des cours de groupe adaptés à l’hypertension.

Diabète 

Le diabète est une maladie chronique où le sucre dans le sang est trop élevé. Le corps ne produit pas assez d’insuline ou ne l’utilise pas bien. Une alimentation adaptée peut aider.

Vous pouvez demander une consultation avec une nutritionniste ; certains centres offrent des cours de groupe adaptés au diabète.

Pour aller plus loin :

Cholestérol élevé

Le cholestérol est un gras qui se trouve dans le sang. Il est nécessaire à l’organisme. Un taux élevé bloque les artères. Cela ralentit la circulation du sang.
Cela peut toucher le cœur et le cerveau.

Un taux de cholestérol élevé peut être causé par des antécédents familiaux, une mauvaise alimentation, un manque d’activité physique ou un surpoids.

Voici des ressources pour en savoir plus sur le cholestérol :

Pour aller plus loin :

Battements du cœur irrégulier (fibrillation auriculaire)

La fibrillation auriculaire est un trouble du rythme cardiaque. Le cœur bat de façon irrégulière et souvent trop vite. Le sang circule moins bien.

Des médicaments peuvent aider. Consultez votre médecin de famille ou un professionnel de la santé.

Pour aller plus loin :

Apnée du sommeil 

L’apnée du sommeil est une maladie qui provoque des pauses dans la respiration pendant le sommeil. Ces pauses, appelées « apnées » durent environ 10 à 30 secondes. Elles peuvent arriver plusieurs fois dans la nuit. Durant les apnées, la gorge se referme en partie ou complètement. Pour mettre fin à une apnée, le corps réagit et se réveille brièvement. Cela fatigue le corps et augmente le risque d’AVC.

Pour aller plus loin :


Facteurs de risque liés aux habitudes de vie 

Vos habitudes influencent votre santé.
De petits changements peuvent aider à réduire vos risques.

Mauvaise alimentation

Une mauvaise alimentation augmente le risque de nombreuses maladies, dont l’AVC. Mangez des aliments variés et équilibrés. Prenez le temps de manger. Choisissez des aliments simples et frais.

Voici des liens pour vous aider à adopter une alimentation plus saine :

Manque d’exercice

Bouger chaque jour améliore la santé, le sommeil et l’humeur. Rester assis trop longtemps ou ne pas bouger assez (sédentarité) nuit à la santé.

Visez 30 minutes d’activité par jour. Des ressources existent pour vous aider :

Pour les adultes :

Pour les personnes de 50 ans et plus :

Surpoids ou obésité

Un excès de poids peut nuire à la santé. L’obésité est reconnue comme une maladie chronique influencée par plusieurs facteurs : les antécédents familiaux, le fonctionnement du cerveau, les habitudes alimentaires, l’accès à des aliments sains et l’environnement. La gestion du poids dépend de nombreux facteurs et ne se résume pas seulement à l’alimentation et à l’activité physique.

Pour aller plus loin :

Alcool 

La consommation d'alcool comporte toujours des risques. Même une petite quantité a des effets.

Des programmes existent pour vous aider :

Pour plus d’informations sur la consommation d’alcool :

Pour les jeunes (18 à 25 ans) :

Tabagisme ou vapotage

Fumer augmente le risque d’AVC. La fumée nuit aussi aux autres. Le vapotage n’est pas sans risque et n’est pas recommandé comme méthode pour arrêter de fumer. Fumer et prendre la pilule contraceptive augmente beaucoup le risque d’AVC.

Pour arrêter, différents services peuvent vous accompagner :

Drogues

Les drogues augmentent le risque d’AVC. Elles peuvent causer des effets graves.

Demandez de l’aide si nécessaire :

Pour plus d’informations sur la consommation de drogues :

Stress 

Le stress affecte le corps et l’esprit. Apprenez des moyens pour le réduire. Parlez à quelqu’un de confiance. Cherchez du soutien au besoin.


Facteurs que vous ne pouvez pas changer

Certains facteurs ne se modifient pas.
Ils influencent votre risque.

  • Âge
  • Sexe
  • Antécédents familiaux
  • Origine ethnique

Facteurs chez les femmes

Les femmes ont des risques supplémentaires de subir un AVC.
Certaines périodes de vie augmentent le risque. Par exemple, pendant la grossesse ou la ménopause. Parlez-en avec un professionnel de la santé.

Pour en savoir plus :


Après l’AVC 

Réadaptation

Chaque personne a un parcours différent en fonction de son état de santé avant l’AVC, du type d’AVC et de son état actuel. Il se peut que votre besoin soit :

  • un retour à la maison avec des rendez-vous en réadaptation  - adapté à vos capacités et à vos habitudes de vie avec ou sans aide à domicile.
  • en unité de réadaptation fonctionnelle intensive (URFI) si vous avez besoin d’un soutien intensif en réadaptation dans le but d’un retour dans un milieu de vie sécuritaire et que votre condition médicale est stable.
  • un hébergement plus adapté à votre condition (ex. : ressource de type familial, centre d’hébergement) – nécessaire dans le cas où l’AVC a laissé des séquelles permanentes et que vous avez besoin de soins à long terme.

Pour avoir plus d’information, consultez :


Prévenir un autre AVC

Un AVC augmente le risque d’en avoir un autre. Adoptez de saines habitudes de vie.

Il est essentiel d’assurer le suivi de votre état de santé soit :

  • en prenant rendez-vous avec votre médecin de famille;
  • en vous inscrivant sur la liste d’attente « Guichet d’accès à un médecin de famille » si vous n’avez pas de médecin de famille;
  • en mettant à jour votre dossier, si vous êtes sur la liste d’attente pour avoir accès à un médecin de famille.

Vous pouvez trouver plus d'information ci-haut sur la gestion des maladies chroniques, lesquelles représentent des facteurs de risque de l’AVC.


Après un AVC : autres points à surveiller

Certains effets peuvent apparaître après un AVC. Parlez-en à un professionnel de la santé si vous avez des inquiétudes.

Dépression

Des changements dans votre humeur peuvent apparaitre après un AVC.

  • L’impulsivité (la difficulté de penser avant d’agir ou d’anticiper les conséquences)
  • L’apathie (manque d’intérêt et de motivation)
  • L’anxiété

Après un AVC, le risque de dépression est plus élevé et peut apparaître à tout moment. Environ 1 personne sur 3 présente des symptômes de la dépression. Elle peut toucher la personne ayant subi l’AVC ou la personne proche aidante. La dépression peut ralentir la récupération.

Il est important d’en reconnaître les symptômes physiques et psychologiques.

Apprenez à repérer la dépression avec une vidéo dans la boite à outils.

Pour plus d’information sur la dépression, consultez :

Trouvez de l’aide auprès de votre médecin de famille ou un professionnel de la santé :

Sexualité

Après un AVC, certaines personnes peuvent constater des changements dans leur vie intime et leur relation de couple. Ces changements peuvent se manifester de différentes façons et varier selon la personne.

Parlez-en à un professionnel de la santé. Des solutions existent pour vous aider.

Pour plus d’informations :

Conduite automobile

Conduire un véhicule exige une condition physique, une santé mentale et une vue adéquates. En plus des vérifications obligatoires de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), vous devez déclarer tout changement à votre état de santé qui peut nuire à votre conduite dans les 30 jours qui suivent ce changement.

L’équipe de soins a elle aussi l’obligation de transmettre cette information à la SAAQ si votre capacité à conduire en sécurité devient un enjeu. 

Vision

Après un AVC, vous pouvez avoir des troubles de la vision avec un œil ou les deux yeux, ex. : vision floue ou double, diminution partielle de la vision.

Ces difficultés compliquent les activités, comme la lecture, les déplacements ou la reconnaissance des personnes.

Parlez-en à votre médecin de famille ou à un professionnel de la santé.

Pour plus d’informations sur les troubles de la vision :


Ressources utiles 

Personne proche aidante

N’hésitez pas à demander de l’aide ponctuelle ou occasionnelle à votre entourage lorsque vous avez une incapacité physique, psychologique ou psychosociale.

Les personnes qui agissent comme proche aidantes peuvent obtenir du soutien :

L’Association des traumatisés cranio-cérébraux de la Montérégie (ATTCM)

L’ATTCM offre des services personnalisés de soutien psychosocial et communautaire sur tout le territoire de la Montérégie. Les services sont : soutien psychosocial, maintien et développement des acquis, sensibilisation et éducation, répit, hébergement.

Appui proches aidants

L’Appui a pour mission d’améliorer la qualité de vie des personnes proches aidantes. La ressource permet d’orienter les personnes vers des services adaptés aux besoins identifiés, aux groupes de soutien, aux services de répit et d’aide à domicile.

Fondation des maladies du coeur et de l'AVC

Diabète Québec