Saviez-vous qu’en 2025-2026, nos 433 bénévoles ont effectué 38 287 heures de bénévolat dans 29 de nos installations? Incroyable, non! À cela s’ajoute le bénévolat réalisé par des organismes, entreprises, établissements d’enseignement et autres institutions publiques qui visitent nos milieux. À eux seuls, ces partenaires ont réalisé 4 990 heures de bénévolat. Cela fait donc un total de 43 277 heures en bénévolat!
Chaque bénévole mériterait d’être souligné, mais puisque le nombre ne cesse d’augmenter, des milieux ont été pigés au hasard! Découvrons le portrait de bénévoles dans cinq de nos différents milieux.
Unité de réadaptation fonctionnelle intensive (URFI), Boucherville

Caroline Fisette, bénévole
« Le bénévolat s’inscrit dans ma participation à la vie active, m’apporte un sentiment de fierté de me sentir utile et d’être tournée vers les autres. Je crois que, puisque j’ai été usager à l’URFI, les usagers se sentent à l’aise d’échanger avec moi sur leur parcours et mon expérience, mais surtout, je suis la preuve que tout est possible et qu’il peut y avoir une belle vie après la réadaptation. »
- Quel est le rôle de cette bénévole?
« Caroline Fisette est notre toute première bénévole à l’unité de réadaptation intensive en déficience physique de Boucherville. Sur son initiative personnelle, elle nous a sollicités il y a quelques mois afin de devenir bénévole dans notre équipe. Elle souhaitait redonner au suivant et partager l'expérience de son passage avec nous comme il y a sept ans. Elle souhaitait aider les patients ayant eu un AVC ou un traumatisme craniocérébral à garder espoir et à continuer de travailler fort durant leur réadaptation. En effet, à la suite de plusieurs mois de réadaptation à l'interne et à l'externe, Mme Fisette a repris ses habitudes de vie et son autonomie. Elle vient rendre visite à nos usagers dans un cadre amical pour les écouter, jaser avec eux de leurs défis et les aider à passer à travers leur réadaptation.
« C’est une bénévole extraordinaire qui a à cœur le bien-être des usagers et qui nous a ouvert la porte pour accueillir des bénévoles dans notre unité. Nous la remercions chaleureusement du fond du cœur de son implication avec nous et espérons que cela se poursuive de nombreuses années. » — Carine Ringuette-Champagne, cheffe de programme, Direction des programmes Déficiences
Centre de réadaptation en dépendance de Saint-Philippe

Dominique-Sébastien Forest, bénévole, avec ses chiens Edgar et Clara
« Les visites de bénévolat avec présence animale créent un espace relationnel dépourvu de tout jugement qui soutient le bien-être émotionnel des personnes en démarche de rétablissement. Les deux chiens de M. Forest contribuent à l’expression des émotions chez l’usager et apportent une touche d’humanité. » — Élisabeth Pelletier, éducatrice spécialisée, Direction des programmes Santé mentale et Dépendance
M. Forest est aussi bénévole à l’Hôpital Anna-Laberge et à l’Hôpital du Suroît.
- Découvrons Dominique-Sébastien Forest, bénévole
Qu’est-ce qui vous a amené à faire du bénévolat dans nos milieux?
« J’ai été patient et j’ai reçu des soins exceptionnels à l’Hôpital Anna-Laberge. Durant mon séjour, mes chiens me manquaient et j’en ai conclu que je ne devais pas être le seul, alors j’ai proposé à la cheffe de revenir voir les autres patients avec mes chiens. »
Qu’est-ce que ce bénévolat vous apporte?
« Plusieurs choses! C’est avant tout gratifiant de voir les visages s’illuminer, de sentir que l’on fait une différence dans la vie de certains patients. Il me permet aussi de développer de nouvelles aptitudes que je ne me connaissais pas, comme l’empathie et l’écoute. C’est aussi un outil incroyable pour maintenir une hygiène de santé autant mentale que physique; on apprécie la chance que l’on a. »
Qu’est-ce que la présence de vos chiens apporte aux usagers rencontrés?
« Chaque patient est différent, mais dans une journée on passe des larmes aux larges sourires. Pour certains patients c’est avant tout un contact physique, souvent absent depuis longtemps. C’est aussi un calme et un réconfort, souvent sans paroles. Mes chiens font oublier la douleur pour un instant. J’ai vu des personnes perdre leur anxiété et partir avec un sourire dans les derniers moments de leur vie. Récemment, une patiente qui n’avait pas dormi depuis trois jours s’est endormie en serrant Edgar dans ses bras. Les poilus apportent aussi un certain réconfort au personnel soignant. »
Centre multiservice de santé et de services sociaux de Vaudreuil-Dorion

André St-Laurent et Sylvie Ladouceur, bénévoles
« André et Sylvie sont des visages importants dès l’entrée du CLSC. Par leur présence accueillante, ils reçoivent les usagers avec le sourire, répondent avec patience à leurs questions et les orientent avec justesse vers les services appropriés. Toujours empreints de bienveillance, ils contribuent à créer un climat rassurant et humain, essentiel à l’expérience des usagers.
André et Sylvie forment une véritable équipe, en parfaite symbiose avec les employés. Ils incarnent pleinement les valeurs du bénévolat. Leur contribution est précieuse et fait une réelle différence au quotidien. » — Martin Berthelot, chef de secteur accueil-archives et Annie Paquin, cheffe d’équipe accueil-archives — Composante Vaudreuil, Direction des programmes de soins critiques et spécialisés
- Découvrons ce couple de bénévoles
Qu’est-ce qui vous a amené à faire du bénévolat dans nos milieux?
« Dans le passé, nous avons côtoyé le personnel de la santé, que ce soit à titre personnel ou à titre d’aidants naturels pour nos parents. Nous avons bénéficié des compétences du personnel à tous les niveaux : que ce soit du concierge responsable de la propreté, des préposés, du personnel infirmier ou administratif et des médecins et spécialistes. Malgré les enjeux auxquels font face le personnel de la santé, nous avons découvert des gens passionnés, remplis de bienveillance, qui sont à l’écoute et très professionnels. Le bénévolat est une excellente façon de remercier le milieu de la santé pour tous les services reçus. En tant que couple, nous allions nos énergies pour célébrer la vie, redonner au suivant et enrichir notre temps libre. »
Qu’est-ce que ce bénévolat vous apporte?
« À travers nos expériences de vie, nous avons développé une certaine acuité nous permettant de déceler des besoins non exprimés, et de percevoir la vulnérabilité chez les autres. Le bénévolat nous aide beaucoup à renforcer ces compétences. En tant que couple, nous avons toujours des projets communs qui nous animent, et le bénévolat en fait partie : aider les autres nous donne un sentiment d’accomplissement et d’être utiles à la société. Partager notre bonne humeur, notre empathie avec les usagers et le personnel nous rend heureux, augmente notre complicité et nous apporte de la joie. »
Qu’est-ce que votre présence apporte aux usagers? Que constatez-vous?
« Nous n’hésitons pas à offrir un mot d’encouragement, à tendre la main, voire même à prêter notre épaule lorsque cela est nécessaire. Certains usagers sont revenus quelques semaines plus tard simplement pour nous remercier de notre soutien, ou pour nous dire que nos paroles les ont accompagnés pendant des moments difficiles. Ces moments de reconnaissance vont au-delà d’un simple merci. Offrir un espace de confidence et de répit, même pour quelques minutes, permet de créer un important lien humain. »
Hôpital du Suroît

Carmen Ducharme, bénévole
« J’ai fait toute ma carrière à l’hôpital. Donc, j’ai toujours considéré que j’avais une dette envers l’hôpital; une dette dans le sens que ça m’intéresse toujours de savoir ce qui se passe dans mon hôpital. C’est une façon pour moi de continuer de donner après tant d’années. Je suis trésorière de l’Association des bénévoles de l’Hôpital du Suroît depuis 2000. Je n’ai pas choisi d’être auprès des patients, mais de faire le bénévolat à ma manière. Je sens que je contribue, que ce que je fais est nécessaire. Ça me valorise de faire ce travail et j’ai la chance d’être souvent dans mon hôpital et d’y voir tout ce qui s’y fait de bien. »
- Quel est le rôle de cette bénévole?
« Carmen joue un rôle essentiel au bon fonctionnement de l’Association des bénévoles de l’Hôpital du Suroît. En tant que trésorière, elle veille à la saine gestion financière avec rigueur, transparence et un grand sens des responsabilités, contribuant ainsi à la stabilité, à la crédibilité et à la pérennité de l’Association. Son engagement permet de soutenir concrètement les activités et de maximiser les retombées positives au bénéfice des bénévoles et des usagers. Carmen est toujours souriante, douce, aidante et joviale; c’est un plaisir de travailler avec elle! » — Marie-Claude Guilbault, cheffe de service des soins spirituels et du bénévolat, Direction des services multidisciplinaires de santé et de services sociaux
Maison des aînés et alternative de Salaberry-de-Valleyfield

France Morin, bénévole
« France Morin est bénévole depuis les tout débuts de la MDA MA de Salaberry-de-Valleyfield. Elle a contribué de façon significative à la mise en place et au bon fonctionnement des activités de nature religieuse catholique, répondant ainsi aux besoins spirituels d’une grande partie de notre clientèle. Elle assure la distribution de la communion une fois par semaine et a instauré, avant même le début de nos messes, une activité hebdomadaire du chapelet. Son engagement et son dévouement sont grandement appréciés. » — Angela Neal, récréologue, Direction des services d’hébergement pour les aînés et les personnes en perte d’autonomie
- Découvrons France Morin, bénévole
Qu’est-ce qui vous a amené à faire du bénévolat dans nos milieux?
« À la suite du décès de mon mari, j’ai répondu à une offre de bénévolat parue dans le feuillet paroissial de l’Église où j’habitais à l’époque. J’ai participé aux activités religieuses durant 1 an et 2 mois à la MDA MA du CISSS des Laurentides. Lorsque j'ai déménagé à Salaberry-de-Valleyfield, j’ai pris l’initiative de me rendre directement à la MDA MA pour rencontrer la récréologue et savoir s’il était possible de me joindre à eux. La réponse fut positive. J’y suis donc depuis l’automne 2025 où je m'occupe sur une base hebdomadaire d'activités religieuses comme la communion en individuel et le chapelet. Je participe également à la préparation de la messe mensuelle à laquelle je donne mon soutien au prêtre. »
Qu’est-ce que ce bénévolat vous apporte?
« Ce bénévolat est comme une bouée de sauvetage personnelle… Je socialise et fais grandir ma foi. »
Qu’est-ce que votre présence apporte aux usagers? Que constatez-vous?
« Je crois apporter aux aînés un soutien qui répond à leurs attentes et leurs besoins spirituels, eux qui sont dans leurs dernières portions de vies. Plusieurs me disent que ces activités leur font du bien. Ils sont reconnaissants que la MDA puisse leur fournir ces services. »